Foix
Histoire des Comtes de Foix Foix  


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Origines
> Carcassonne
 
1012 - 1302
> Envol
 
I
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Bernard
II-
-
Roger Ier
III
-
Roger II
IV
-
Roger III
V
-
Roger-Bernard Ier
> Nord contre Sud
 
> Les Rois de France
 
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Roger II de Foix (1067 - 1124)

Roger II était le fils de Pierre, frère cadet de Roger Ier de Foix. On se souvient que le Comté du Couserans échut en son temps à Pierre. Ainsi, Roger II réunissait à nouveau les deux Comtés de Foix et Couserans.

1 - L'HERITAGE DU CARACASSES ET DU RAZES

La mort sans postérité du Comte Roger III de Carcassonne, vers 1067, aurait du entraîner le retour automatique de tous ses domaines entre les mains du Comtes de Foix, seule branche mâle subsistante. Au moins pour la partie héritée du Comte Roger le Vieux puisque celui-ci ordonnait dans son testament de "substituer au dernier survivant, parmi les enfants mâles, les biens de celui qui viendrait à mourir sans enfants légitimes". Il n'en fût rien ! Roger III de Carcassonne fit de sa sœur, Ermengarde (épouse du Vicomte Raymond Trencavel de Narbonne), sa principale héritière qui, pour se protéger des revendications Fuxéennes, vendit, de 1067 à 1071, l'héritage à Raymond Ier Béranger, Comte de Barcelone. La part du feu Comte Roger Ier de Foix dans les Comtés de Carcassonne et de Razès subirent le même sort, spoliant ainsi le Comte Roger II de Foix-Couserans. Nous ne savons si ce dernier fît valoir immédiatement ses droits. Catel affirme que le Comte de Foix aurait combattu Bernard-Aton Trencavel, fils d'Ermengarde, devant le château d'Arsens, et l'aurait mis en fuite. Or, aucun texte ne le prouve.

Les Comtes de Toulouse étaient suzerains des Comtes de Carcassonne et de Foix. Les Comtes de Barcelone le devinrent ainsi à leurs tours. Mais comme le remarque Claudine Pailhes, les Comtes de Carcassonne et de Foix "semblent avoir agi dans leurs domaines en toute souverai-neté" sans jamais subir la volonté quelconque Toulousaine. Cela devait durer jusqu'à la fin du XIe siècle.

2 - LE DEPART POUR LA CROISADE

Roger II s'était décider à partir en Terre-Sainte . Il était donc nécessaire de garantir la paix en son absence. Se voyant encore sans postérité, Roger passa un accord, le 21 avril 1095, avec Ermengarde et son fils. Il y renonçait à tous ses droits sur les Comté de Carcassonne et de Razès, sur les pays de Queille et de Kerkob. En outre, il leur donnait en engagement quelques villages, se procurant ainsi le financement du voyage. Un sorte d'avenant fut passé le lendemain. Roger II s'engageait à ne pas démembrer ses domaines sans l'accord d'Ermengarde et de son fils. De plus, ses enfants légitimes lui succèderaient dans tous ses domaines avec les mêmes obligations envers les Vicomtes Trencavel tandis que ceux-ci hériteraient du Comte de Foix dans le cas contraire. Par la suite, cet accord de mutuelle succession fut renouvelé de part et d'autre. La paix régna entre les deux Maisons et les Trencavel jouïrent tranquilement des Comtés de Carcassonne et Razès en n'en portant que le titre de Vicomte. Les Comtes de Barcelone était bien trop occupé contre les Almoravides (Musulmans) au sud de l'Espagne mais également dans de sombres querelles fratricides .

L'armée du Comte de Toulouse, Raimond IV de Saint-Gilles, partit le 25 août 1096. Le Comte de Foix aurait dû la rejoindre mais retardant son départ ne se croisa jamais. Les chroniqueurs ne mentionnent pas le nom de ce Comte et Terre-Sainte. Nous ne possédons aucun éléments dans ce sens et l'excommunication de Roger II semble montrer l'exaspération de l'Eglise devant une promesse non honorée. De plus, son second mariage avec Stephania date de 1096 ou 1097, ce qui semble prouvait encore que le Comte de Foix ne suivit pas le Comte de Toulouse en Croisade.

Ainsi, Roger II fût excommunié par les Papes Urbain II et Pascal II et le Cardinal Gautier, Evêque d'Albano et Légat du Saint-Siège. L'usurpation prétendue ou réelle de biens d'Eglise a pu servir de prétexte mais le renoncement à la parole donnée de partir à la Croisade constitua vraisemblablement le détonateur d'une si terrible sanction. Feint ou sincère, le Comte de Foix se soumit aux exigence religieuses en 1108 par la restitution des biens réclamés. Doit-on affirmer que le Comte fît dès lors preuve de zèle ? Il rétablit en 1111 l'Abbaye de Saint-Volusien qui tombait en ruine, rendit la même année des biens à l'Abbaye de Saint-Antonin de Fredelas (Pamiers ), remit en 1121 à l'Abbaye de Lézat son droit d'albergue sur Saint-Ybars et devint son protecteur déclaré jusqu'à son décès entre le mois de mars 1121 et le 31 mars 1125. Il avait entre-temps fait élever une seconde tour en son château de Foix, celle dite "pointue" car munie d'un toit pentu et d'un clocheton.

Lui succéda son fils Roger III.

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