Les Invasions Musulmanes
Avertissement
Catholique, peu au fait de l'Islam, j'ai voulu intégrer
à mon site cette étude pour mieux comprendre
l'Espagne Musulmane, le Duché Mérovingien
d'Aquitaine et les Croisades. J'ai déjà
rédigé une première page truffée
d'erreurs ! Je recherche la simple vérité
et ne veut faire aucune provocation, envers toutes les
religions. Si, malgré mes nouvelles recherches,
vous décèleriez des erreurs, je vous prie
de me les signaler pour m'aider à les rectifier.
1 - L'Arabie
Peuplée de nomades (les Bédouins), il
existait en Arabie des villes disséminées
sur ce plateau immense et désertique au climat
rude. La Mecque ("Mekka" de son vrai nom)
était une ville à la fois commerciale
et profitait aussi des pèlerins allant à
son temple local. On vénérait, au centre
du temple, un bâtiment plus ou moins cubique,
la Ka‘ba, où étaient rassemblées
de nombreuses idoles et encastrée une pierre
noire d’origine météorique, supposée
réceptacle du divin comme c’était
souvent le cas chez les Sémites. Médine
("al-Madina", «la ville») était
un ville situé à près de 350 Km.
Citons également entre autres : Sanaa et Najran
(au Yémen), Khaybar (au Nord de Médine,
des juifs y habitaient), Tayma, Fadak, Tabouk, Hajar.
L'Arabie préislamique subissait les influences
extérieures. Ainsi Byzance favorisait le Christianisme
(monophysite et nestorien) tandis que les Perses protégeaient
le Judaïsme. D'ailleurs, les deux Empires Byzantins
et Perse Sassanide s'affrontaient alors pour la possession
des routes commerciales et ce conflit finit par s'étendre
en Arabie.
2 - Mahomet (ou Muhammad)
Ce fut dans ce contexte qu'apparu Mahomet, Prophète
de l'Islam. De fait, son vrai nom est Muhammad, "
le plus loué ", mais a été
déformé, selon les régions, en
Mohammed, Mahomet (chez les Européens), Mehmet,
Mohand, Mamadou.
Muhammad appartenait au clan des Banu Hachim, les Hachémites,
de la puissante tribu de Quraych ("requin",
en arabe), dont les divers clans occupaient et gouvernaient
La Mecque. Né vers 570-571 (du calendrier Chrétien
!), la mort prématurée de ses parents
(son père, Abd Allah, et sa mère, Amina)
lui procura une enfance assez pénible et peu
fortunée. Il fut d'abord élevé
par son grand-père puis, à sa mort, par
son oncle paternel, AbuTalib, chef du clan et père
d’Ali, qui deviendra son premier disciple. Mais
les parents manquent toujours à l'orphelin.
Dans sa jeunesse, Muhammad aurait participé
aux voyages commerciaux de son oncle. Exact ou pas,
plus tard, une riche commerçante veuve, Khadîdja,
l'embaucha pour accompagner ses caravanes. Puis vint
le mariage entre ses deux personnes. Alors que tous
ses fils mourraient en bas âge, quatre filles
vécurent.
Vers l'âge de 40 ans, il prit l'habitude d'aller
méditer la nuit sur le mont Hira', près
de La Mecque. Ce fut à cette occasion que, vers
612, la voix de l'ange Gabriel (Djibril en arabe) lui
annonça qu'il avait été choisi
comme Envoyé (Rasul) de Dieu (Allah en langue
Arabe). Muhammad devait proclamer l'unicité de
Dieu et répéter publiquement le message
divin. La prédication débuta d'abord parmi
son entourage puis attirant les déshérités
et les esclaves, comme le Noir Bilal (futur premier
muezzin, celui qui appelle à la prière).
Puis, vint le moment de prêcher ouvertement autour
de lui. Les riches commerçants redoutèrent
que ce monothéisme ne concurrence le pèlerinage
au sanctuaire de la Ka'aba, dont ils tiraient profit.
Ils le raillent puis le persécutent. En 619,
Muhammad perdit sa femme et son oncle et le clan lui
retira sa protection. Dès lors, il était
en danger. Les habitants de l'oasis de Yathrib (future
Médine), où vivaient des tribus juives
et arabes, lui proposèrent de devenir leur arbitre
dans leur conflit. (Deux partis s'affrontaient.). Il
s'y rendit, le 24 septembre 622, avec ses fidèles
et parvint à rétablir la paix. Cette émigration
(hidjra, d'où "hégire ") marque
le début de l'ère musulmane.
3 - L'affirmation de l'Islam
Depuis Médine, l'Islam commença à
s'affirmer. Ces qualités révélées
de pacificateur eurent sans doute un grand poids. Les
commerçant mekkois avaient vraisemblablement
pris le parti de détruire cet homme et ses idées
car une guerre locale s'instaura.
Muhammad dut envoyer ainsi des petits groupes contre
les caravanes mekkoises, accumulant par la même
un riche butin. Il y eut plusieurs batailles : gagnée
à Badr (624), perdue à Uhud (625), remportée
à la "Bataille du Fossé" (627)
qui avait été creusé pour protéger
Médine.
Simultanément se profilait lentement la rupture
avec les Juifs. Muhammad pensait être accueilli
par eux chaleureusement, du fait de leur monothéisme
commun. A son arrivée à Médine,
Muhammad avait accordé aux Juifs des droits et
des devoirs. Musulmans et Juifs jeûnaient à
la même période. Or les Juifs de Médine
firent preuve d'intolérance en se permettant
de critiquer le Coran, y dénonçant ce
qu'ils prenaient pour la déformation de leur
Bible. Puis fut découvert l'alliance entre les
Juifs de Médine et les mekkois. C'était
donc une trahison ! La sanction suivit. Certains Juifs
périrent, les autres furent exilés. L'oasis
Juif de Khaybar fut saccagé (628). Désormais,
la prière ne sera plus dite en direction de Jérusalem
mais vers La Mecque, même si Jérusalem
demeure la troisième ville sainte après
La Mecque et Médine. D'autre part, le jeûne
fut fixé au mois de ramadan, le mois de la victoire
de Badr.
Évidemment, le pouvoir grandissant de Muhammad
suscitait chez certains médinois arabes de la
rancœur, de l’opposition. Ces "Douteurs"
ou "Hypocrites" disparurent après la
victoire de Badr, exilés et leurs biens confisqués.
Le but final était La Mecque. Muhammad s'y rendit
pour un pèlerinage (mars 628) avec une troupe
non armée. Un pacte fut conclu remettant celui-ci
à l’année suivante, mais stipulant
une trêve de dix ans. Enfin, en janvier 630, les
troupes Musulmanes entrèrent dans La Mecque,
sans combat. Les mekkois firent leur soumission tandis
que Muhammad faisait renverser les idole. La nouvelle
foi triomphait. Des représentants partaient en
tous sens. Les tribus signaient des accords. L'Arabie
reconnaissait la domination de l'Islam qui cimentait
ainsi l'union de tous ses habitants.
En 632, Muhammad fit son pèlerinage et en fixa
définitivement les rites. Il exhorta les Arabes
à rester unis dans la Foi de l'Islam. Puis, il
mourut, à Médine, le 8 juin 632, après
une courte maladie.
4 - L'expansion de l'Islam
Les Chrétiens voient dans l'expansion, hors
de l'Arabie, de l'Islam un aspect guerrier, brutal.
En fait, il existe un double problème : celui
des sources historiques et celui des religions. Les
deux se rejoignent. Chaque parti a écrit son
"compte-rendu" suivant sa religion, donc avec
plus ou moins de parti pris. D'autre part, de toutes
les formes de guerres, la guerre de religion est sans
doute la plus féroce, ce quelles que soient les
religions engagées ! Dans ces conditions demeurer
neutre et véridiquement historique est périlleux
!
L'expansion de l'Islam a finalement été,
suivant les époques, militaire, religieuse, politique,
intellectuelle et artistique. Il y a eut plusieurs vagues.
A - Immédiatement après la
mort du Prophète
Après la mort du Prophète, des sécessions
se produisirent dans les tribus Bédouines (d'Arabie)
mal assimilées encore à la communauté.
Rapidement, son successeur, Abou Bakr refit l'unité
en entreprenant une guerre de conquête. Les Empires
Byzantin et Sassanide furent visés. Les Bédouins
s'enrôlèrent sous la bannière de
l'Islam autant par conviction religieuse que par promesse
d'un riche butin. (La nature fondamentale des hommes
ne change jamais quelle que soit la religion.) Or les
deux Empires sortaient épuisés d'une lutte
pour la possession du Proche-Orient et les Byzantins
persécutaient alors les Monophysites et les Jacobites
de Syrie et d'Égypte. Syriens et Égyptiens
accueillirent donc avec joie ces Musulmans tolérants.
En Mésopotamie, l'anarchie interne favorisa la
pénétration Musulmane. L'Empire Sassanide
s'effondra en ne livrant que des combats d'arrière
garde tandis que l'Empire Byzantin perdait ses deux
plus grandes provinces. D'autres troupes arabes poussèrent
vers la Cyrénaïque et la Haute Égypte.
Ainsi, en douze ans, de 633 à 645, la Mésopotamie,
la Palestine, la Syrie et l'Égypte étaient
passées aux mains des Musulmans.
Le but de ces conquêtes était la conversion
des infidèles, selon une recommandation de Muhammad.
Mais le Prophète n'avait pas pour autant demandé
des conversions forcées. Juifs et Chrétiens
étaient donc tolérés contre certaines
obligations tandis que seuls les athées devaient
se convertir. Quant aux massacres, ils n'ont été
pratiqués que sur des armées en déroutes
et si elles avaient usées de violence contre
les Musulmans. Exterminer des populations qui se soumettaient
revenait à détruire tout espoir de contribution
économique et, surtout sans doute, tout espoir
de conversion spontanée. Il n'y eut qu'en Mésopotamie
que les terres furent confisquées. Passons sur
l'administration assez paisible, d'autant que les premiers
Califes eurent la sagesse d'adopter les institutions
locales en les adaptant à l'Islam.
B - La deuxième expansion et l'Empire
Omeyyade
De la victoire des Omeyyade, en 660 – 661, allait
naître une nouvelle vague d'expansion Musulmane
en trois directions : l'Asie, Constantinople, l'Afrique
du Nord et l'Espagne. Le facteur religieux était
présent contre l'Infidèle Byzantin et
faisait ainsi passer les Califes Omeyyades pour des
champions de l'Islam. Ces conquêtes avaient aussi
pour but de souder tous les Musulmans autour des Califes
contre leurs opposants.
De fait, contre l'Empire Byzantin, il n'y eut pas,
à proprement parler, de guerre de conquête.
Ce furent plutôt des incursions, des raids ponctués
de plusieurs sièges de Constantinople (668 –
669 ; 674 – 680 ; 716 – 718). Les Arabes
montrèrent leurs ardeurs tandis que les Byzantins
durent devenir prudents désormais.
L'Asie Centrale fut conquise de 699 à 714, bloquée
au Nord-est par les Turcs (non encore islamisés).
Cette région fût organisée en région
de défense et rapidement islamisée. Plus
au Sud, les généraux Arabes atteignirent
l'Indus et occupèrent le Pendjab en 713. Cependant,
la présence Musulmane ne put y être maintenue
et l'Indus marqua alors la frontière extrême.
La troisième direction, l'Afrique du Nord et
l'Espagne fut entreprise dès 647. Les Arabes
remarquèrent ainsi, lors de l'expédition
de 647, la faiblesse des Byzantins qui occupaient les
lieux. Les Arabes purent fonder un camp militaire en
Tunisie : Kairouan ("Qayrawan") puis la prise
de Carthage (695 puis 698) leur livra tout le Maghreb
(conquis de 695 à 708). Les troupes Berbères
défaites (702), les Arabes s'implantèrent
au Maroc (705 à 708).
C - L'Espagne
La prise de l'Espagne est la conséquence directe
de celle du Maghreb.
Comment débuta l’invasion Musulmane de
la péninsule Ibérique ? Vers 710, le Roi
des Wisigoths (les Wisigoths étant désormais
établis dans la péninsule depuis la chute
de leur royaume de Toulouse en 507 contre Clovis) Rodéric
aurait envoyé le Comte Julien comme Gouverneur
de la Maurétanie. Or le dessein du Roi était
de séduire la fille du Comte. Furieux, Julien
se serait allié par vengeance aux Maures (appelés
aussi Sarrasins), peuple récemment islamisé.
Quoi qu’il en fut, Muza, Gouverneur de l’Afrique
islamisée, affréta une flotte et la lança
sur les côtes de Gibraltar, à Algésiras
en 711. Le chef de cette flotte, le général
Berbère Tariq ibn Ziyad, bénéficia
de l’anarchie du Royaume Wisigoth. Cordoue puis
Tolède tombèrent (octobre – novembre
711). Les places furent occupées les unes après
les autres. En cinq ans, la quasi-totalité de
la péninsule fut soumise.
Comment expliquer cette chute rapide ? Si nous suivons
les sources Chrétiennes, les maures s’assurèrent
le pays en y portant la désolation. Muza aurait
livré la région aux pillages, à
l’esclavage, au feu et au sang. L’objectivité
de cette description est douteuse. Outre que nous y
remarquons l’antagonisme entre les deux religions,
la logique faut défaut.
Premier défaut logique : la composition de l’armée
Musulmane. Elle était composée en très
grande majorité de Berbères commandés
par une minorité d’Arabes (d’Arabie
car le mot est dénaturé aujourd’hui
!). Donc les Arabes n’ont jamais envahis la péninsule
puisqu’ils étaient une poignée.
Ce sont les Musulmans qui ont envahis ; Musulman dans
le sens original, c'est-à-dire "soumis à
Dieu". Ces Berbères Musulmans ont établis
pour un certain temps leur propre forme de culture et
de gouvernement, donc ils ont bien colonisé.
Bien sûr, ces nouveaux arrivant étaient
numériquement inférieurs aux Hispaniques.
Pourtant les Musulmans surent tenir les villes, centres
névralgiques de tout pouvoir, tout en réoccupant
les hauteurs. Des fouilles archéologiques ont
prouvés des traces de réoccupation dans
la Maseta. Ainsi, même disséminés,
ils contrôlaient tout.
Second défaut logique : l’aspect politique.
Dans un premier temps, les groupes Musulmans visèrent
sans doute la rapine, sans penser à s’établir
durablement. Cela occasionna vraisemblablement quelques
cruautés. Comme toute guerre ! Mais les envahisseurs
durent très vite remarquer l’anarchie régnante.
Dès lors, ils durent y voir un encouragement
à s’établir sur les lieux. Or, il
est impossible de tout détruire pour se faire
ensuite obéir sans encourir de révoltes.
De plus, les destructions tuent dans l’œuf
tout espoir économique. D’ailleurs la culture
Musulmane tolère les autres formes de religions,
à conditions de payer un tribu. C’est pourquoi
les riches propriétaires et les villes préférèrent
se rendre et payer pour vivre en paix.
En fait, ce ne fut qu’après le coup d’arrêt
de Poitiers (732) que les Musulmans songèrent
à s’établir définitivement
dans la péninsule Ibérique. Mais entre-temps,
les dissensions des Wisigoths eurent pour résultat
l’alliance de certains d’entre eux avec
l’ennemi Musulman. Le Roi Rodéric tué,
des Chrétiens se réfugièrent dans
les montagnes des Asturies et les Pyrénées
(d’où partirait plus tard la reconquête).
Désormais, les Musulmans se considérèrent
comme les successeurs légitimes et naturels de
Rodéric
D– Les Gaules Franques
Le général Maure Zama prit en 719 et
720 Narbonne et la Septimanie (notre Languedoc actuel),
se dirigea ensuite vers l’Aquitaine et assiégea
vainement Toulouse en 721. Le Duc Eudes d’Aquitaine
vint à la rescousse de Toulouse et Zama y périt.
Le nouveau général, Ab Derame, fit plusieurs
nouvelles tentatives contre l’Aquitaine et la
Septimanie. En 725, Carcassonne fut prise à l’issue
d’un siège. En suivant les chroniques gallo-romaines,
les populations fuyaient terrorisées par les
exactions des Maures. Les Musulmans ont-ils vraiment
utilisés de telles violences extrêmes durant
leurs raids de rapines ? Ce n’était pas
une guerre continu mais des raids de pillages ; chacun
avait peur légitimement pour sa vie et sa liberté,
d’où la peur panique. Les pillards allèrent
jusqu’en Rouergue, Albigeois, Quercy et Périgord
tandis que le Duc Eudes d’Aquitaine les repoussaient.
Une troisième incursion (729) fut repoussée
dans le Toulousain, l’Albigeois, le Gévaudan
et le Velay.
Le danger était toujours présent alors
Eudes s’allia avec le Général Maure
Munuza (ou Munos) entré en rébellion contre
son autorité établie en Espagne (730).
Cette alliance évitait à Eudes d’être
pris en tenaille par deux ennemis sur deux fronts différents.
Si au Sud se trouvait le danger Musulman, au Nord Charles
(le futur Charles Martel) voulait agrandir sa puissance
au détriment du Duc Mérovingien d’Aquitaine
! D’ailleurs, Charles agressa durement Eudes (731)
et les Sarrasins en profitèrent pour éliminer
Munuza près de Puigcerdá (732). Les Musulmans
pénétrèrent en Vasconie par Pampelune.
Bordeaux fut pillée et brûlée. Francs
et Maures s’affrontèrent sur la Dordogne.
Eudes dut fuir !
Pendant plusieurs mois, les Musulmans purent faire
leurs raids sans rencontrer trop d’opposition.
Le Périgord, le Saintonge, l’Angoumois
et le Poitou en pâtirent.
E– Poitiers
Les Sarrasins s’en prirent au monastère
de Saint-Hilaire, près de Poitiers. Le Duc Eudes
d’Aquitaine appela à l’aide son rival
Charles, qui réagit enfin par peur que ses terres
ne fussent désolées à leurs tours
! Charles leva une puissante armée en Neustrie,
Austrasie et Bourgogne. Les deux armées réunies,
la bataille eut lie en octobre 732. Après un
choc très violent puis une longue incertitude,
les Francs prirent l’avantage. Le général
Ab Derame y périt et Charles y gagna son surnom
de Martel (marteau).
Sans nier l’importance de cette victoire, l’Histoire
tient pour vainqueur la personne de Charles Martel.
Il est vrai que les Carolingiens descendent de lui.
C’est pourtant faire peu de cas du Duc Mérovingien
Eudes d’Aquitaine qui, lui, a participé
à quasiment toutes les batailles depuis 719,
soit depuis près de treize ans, alors qu’aucun
secours ne venaient de Charles Martel ! Tandis que Charles
se préoccupait d’accroître sa puissance,
Eudes encaissait toutes les invasions en s’affaiblissant.
Poitiers ne sonna aucunement le glas des incursions
Musulmanes. La retraite conduisit les Maures dans le
Limousin, le Quercy et le Toulousain puis ils se retirèrent
en Septimanie et en Espagne. En 734, Abd el Melek tenta
une incursion par les cols séparant la Navarre
et la Gascogne.
Il faudra attendre la fin du Xe siècle pour
constater la fin des raids Musulmans dans les Gaules
Franques. Entre-temps, la reconquête Chrétienne
aura débuté en Espagne (la Reconquista)
contre des Musulmans qui auront déjà établi
une brillante civilisation.
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