La chute du Royaume Wisigoth de Toulouse
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475, le Roi arien Wisigoth Euric (466 - 484) déclencha
la persécution de plusieurs évêques
avec un acharnement brutal. Le dessein d'Euric (chrétien
arien) était sans doute de convertir tout son
royaume à la foi arienne. Alors il tua, ravagea,
incendia, pilla, massacra, ruina les églises,
profana les sanctuaires, obstrua l'entrée des
basiliques et laissa paître ses troupeaux sur
l'autel sacré. Le haut clergé résista.
Car, dans le désordre des Grandes Invasions Barbares,
les évêques étaient devenus les
personnages les plus importants, les plus influents
et les plus écoutés. Les avoir contre
soi s'était se condamner car ils étaient
prêts à aider le premier barbare qui prendrait
leur parti contre les ariens.
Voyant le danger poindre et voulant éviter une
alliance entre les Francs et l'Eglise, le fils et successeur
d'Euric, Alaric II (484 - 507) s'adoucit vis-à-vis
de l'Eglise. Cependant, il exila deux évêques
de Tours soupçonnés d'intelligence avec
les Francs. Car Clovis venait de se convertir à
la foi catholique, vers 496, et poussait depuis ses
sujets à faire de même. Le Mérovingien
protégeait depuis l'Eglise. L'appui de l'Eglise
Catholique du Royaume Wisigoth était donc naturellement
acquis à Clovis qui convoitait sans doute ses
terres.
Calcul politique, Alaric II permit la tenue du Concile
d'Agde en 506 afin de rétablir la discipline
de l'Eglise Catholique affaiblie depuis Euric. Faisant
cela, il espérait que le clergé reconnaissant
pour son geste serait tolérant envers l'arianisme.
Or l'arianisme avait été défini
comme hérésie par le Concile de Constantinople.
On ne pouvait ou composer avec une hérésie
; aussi fallait-il la combattre et la détruire
comme telle. Les dispositions prises au Concile d'Agde
allaient donc à l'encontre des espérances
d'Alaric II. La haine réciproque était
consommée. Pourtant, autre calcul politique,
le Wisigoth permit la publication de ces canons.
Fort des résultats du Concile d'Agde, Clovis
pouvait attaquer le Royaume Wisigoth.
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