L'Arianisme
rius,
prêtre chrétien d'Alexandrie (256 - 336),
professa vers 316 que, dans la Trinité, le Fils
n'était pas parfaitement égal au Père,
n'était pas de même nature et ne participait
pas à son Eternité. Première de
toutes les créatures, le Fils ne possédait
qu'une divinité secondaire et subordonnée.
Il en allait de même de l'Esprit Saint qui, inférieur
au Fils, demeurait dans l'ombre. L'hérésie
se trouvait essentiellement dans cette subordination
des trois personnes divines. Cela revenait à
nier l'union des trois personnes distinctes ne formant
que Dieu. Cette doctrine constituait de fait un polythéisme.
Un synode convoqué par l'évêque
d'Alexandrie ne put vaincre l'obstination d'Arius et
dut l'excommunier pour le déposer du sacerdoce.
Pourtant Arius répandit son hérésie
en voyageant. Le Concile de Nicée, en 325, condamna
solennellement Arius et définit la foi catholique.
La querelle arienne, devenue politico-religieuse, se
poursuivit par la victoire momentanée de l'arianisme
puisque l'Empereur de Rome s'était converti à
l'hérésie et persécutait les catholiques.
Ce ne fut qu'avec la division des ariens que l'Empereur
revint à la foi catholique. Les Pères
cappadociens ayant montré que l'accord des deux
formules était possible (une seule nature et
trois personnes), les formules de foi rédigées
en 377 par le Pape Damase ayant été signé
par les évêques orientaux en 378 - 379,
le Concile de Constantinople (381) put clore officiellement
la querelle.
Les Wisigoths furent convertis à l'arianisme
par Ulfila (ou Wulfila), évêque passé
à l'hérésie. Il devint leur apôtre
en traduisant la Bible dans leur langue.
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